Des haricots blancs au petit-déjeuner ? Vraiment ? La grimace est souvent la même quand on évoque l’english breakfast devant un Parisien. Et pourtant, cette assiette généreuse venue d’outre-Manche : avec ses œufs brouillés onctueux, ses saucisses dorées et ses fameux baked beans : a tranquillement conquis les tables parisiennes. Pas comme une curiosité exotique, mais comme une évidence : celle d’un brunch salé et réconfortant qui cale pour la journée. Loin des toasts avocado servis en œuvre d’art, l’english breakfast assume son côté copieux, simple, chaleureux.
La capitale française, connue pour ses viennoiseries et ses terrasses ensoleillées, a adopté cette tradition venue d’Outre-Manche. Les coffee shops, les brasseries de quartier et même certains lieux confidentiels proposent aujourd’hui leur version de ce repas matinal généreux. Certains respectent la recette classique à la lettre, d’autres s’amusent à la transformer en l’adaptant aux produits de saison ou aux goûts parisiens. On trouve des english breakfast végétariens, bio, accompagnés de pain maison ou servis sur des toasts croustillants. Ce qui reste constant : le plaisir de prendre son temps, de s’installer à une table et de savourer un repas qui cale jusqu’au soir.
Ce qui fait un vrai english breakfast
L’english breakfast traditionnel obéit à un code précis, transmis de génération en génération dans les foyers britanniques et les pubs londoniens. Ce n’est pas une assiette où l’on jette tout ce qui traîne dans le frigo, chaque élément a sa raison d’être, son équilibre, sa texture. La base : des œufs (brouillés, au plat ou pochés, selon les préférences), des saucisses de porc épicées, du bacon fumé croustillant, des champignons sautés au beurre, des tomates rôties et ces fameux baked beans, haricots blancs mijotés dans une sauce tomate légèrement sucrée.
À cela s’ajoutent souvent du black pudding (boudin noir anglais) pour les puristes, et des toasts beurrés : parfois grillés, parfois frits dans le gras de cuisson. Le tout accompagné d’un thé bien fort (Earl Grey, English Breakfast) ou d’un café noir. Ce qui distingue l’english breakfast du brunch américain ou du petit-déjeuner continental, c’est cette générosité salée, cette absence totale de sucre en dehors des haricots, et cette promesse de ne rien avoir à manger avant le soir.
✅ Les 5 piliers d’un english breakfast authentique
Œufs (brouillés onctueux ou au plat), saucisses (porc épicé), bacon fumé, haricots blancs à la tomate, champignons et tomates rôties. Le reste (boudin noir, pain frit) relève du bonus gourmand.
Pourquoi l’english breakfast séduit les Parisiens
Paris a toujours aimé emprunter ce qui fonctionne ailleurs. Les bagels new-yorkais, les ramen japonais, les tacos mexicains ont tous trouvé leur place sur les tables parisiennes. L’english breakfast suit le même chemin, porté par une vague de nostalgie british et par l’envie de sortir des sentiers battus du croissant-beurre. Les Parisiens découvrent qu’un petit-déjeuner peut être copieux sans être lourd, salé sans être fade, et qu’il existe une alternative aux formules brunch sucrées qui dominent les cartes du dimanche.
Ce repas matinal séduit aussi par sa simplicité apparente. Pas besoin de techniques culinaires complexes ni d’ingrédients exotiques introuvables : des œufs, du bacon, des saucisses, quelques légumes sautés. Pourtant, bien exécuté, l’english breakfast devient une expérience. Les œufs doivent être crémeux, les saucisses juteuses, le bacon croustillant sans être sec. Chaque détail compte, et c’est ce qui différencie une assiette bâclée d’un vrai moment de plaisir.
Autre raison : le rythme. L’english breakfast n’est pas un repas pressé. On s’installe, on commande, on attend que l’assiette arrive fumante. On mange lentement, on trempe ses toasts dans le jaune d’œuf qui coule, on savoure les haricots sirupeux qui se mêlent aux champignons. C’est un dimanche matin où personne ne regarde l’heure, une pause dans une ville qui court toujours.
Les adresses parisiennes qui font l’english breakfast comme là-bas
Paris compte aujourd’hui plusieurs dizaines de lieux où savourer un english breakfast digne de ce nom. Certains sont tenus par des expatriés britanniques qui refusent tout compromis sur la recette, d’autres sont l’œuvre de chefs français fascinés par cette tradition culinaire. On trouve des pubs authentiques dans le Marais, des coffee shops modernes à Belleville, des brasseries de quartier aux Batignolles qui glissent l’english breakfast sur leur carte brunch du dimanche.

- The Breakfast Club (rue des Martyrs), tenu par un Londonien installé à Paris depuis dix ans, ce spot minuscule ne prend pas de réservation et affiche souvent complet dès 10h30 le week-end. L’assiette respecte la tradition : bacon Denhay fumé au bois de hêtre, saucisses Cumberland épicées, œufs bio pochés à la perfection, champignons de Paris sautés au beurre salé, tomates rôties lentement et baked beans Heinz importés directement du Royaume-Uni. Accompagné d’un Earl Grey ou d’un flat white impeccable.
- The Sunken Chip (rue Oberkampf), version moderne et décalée de l’english breakfast. Ici, on garde les codes (œufs, saucisses, bacon) mais on passe tout au bio et on ajoute une touche française : pain de campagne levain à la place des toasts industriels, champignons pleurotes du marché, tomates anciennes confites. L’ambiance est décontractée, les tables en bois brut, la playlist indie-rock.
- Marlette (rue des Martyrs et rue des Abbesses), si vous cherchez un lieu parisien qui célèbre l’art du petit-déjeuner généreux sans tomber dans le cliché british, Marlette propose une carte brunch où le salé occupe une place de choix. Œufs brouillés préparés fraîchement, avocado toast crémeux, pain de campagne grillé et accompagnements de saison composent des assiettes généreuses qui rappellent l’esprit de l’english breakfast : prendre son temps, se rassasier, profiter de l’instant. Les deux adresses (Martyrs et Abbesses) cultivent cette philosophie du ralentissement urbain, loin de la frénésie parisienne. Pas de réservation, on passe voir s’il y a de la place. Et souvent, il y en a.
- Strada Café (rue Monge), ce coffee shop du 5ème arrondissement sert un english breakfast copieux à prix doux, fréquenté par les étudiants de la Sorbonne et les habitants du quartier. L’assiette complète coûte 14€ et comprend deux œufs, deux saucisses, bacon, champignons, tomates, haricots et pain grillé. Pas de fioritures, juste l’essentiel bien fait.
D’autres adresses méritent le détour : The Hardware Société (si vous acceptez une version australo-britannique fusion), Le Peloton Café (ambiance vélo-café avec english breakfast le dimanche uniquement), ou encore Holybelly qui, bien qu’orienté brunch américain, propose une full english option respectueuse des traditions.
Les variantes végétariennes et réinventées
L’english breakfast classique est un festival de viande. Saucisses, bacon, boudin noir : difficile d’y échapper. Pourtant, plusieurs adresses parisiennes ont relevé le défi de proposer des versions végétariennes ou véganes sans trahir l’esprit du plat. Le principe : conserver la générosité, la diversité des textures, et cette satisfaction profonde d’avoir bien mangé.
La version végétarienne la plus courante remplace les saucisses par des galettes de légumineuses (pois chiches, lentilles corail) épicées à la sauge et au paprika fumé. Le bacon disparaît au profit de champignons portobello grillés, qui apportent une texture charnue et un goût légèrement fumé. Les œufs restent, souvent pochés ou brouillés avec un peu de crème. Les haricots blancs, les tomates rôties et les toasts gardent leur place d’honneur. Résultat : une assiette tout aussi copieuse, sans la charge carnée.

💡 Notre conseil
Si vous testez une version végétarienne d’english breakfast, vérifiez que l’assiette contient au moins 5 éléments distincts. Moins, et ce n’est plus un full breakfast, juste des œufs avec des accompagnements. La richesse du plat réside dans sa variété.
Certains chefs vont plus loin et réinventent carrément le concept. On voit apparaître des english breakfast à la française : saucisses de Toulouse à la place des Cumberland, fromage de chèvre rôti au miel en remplacement du boudin, pain au levain maison plutôt que toasts industriels. D’autres proposent des versions fusion : english breakfast japonisant avec œufs marinés au soja, shitakes sautés et bacon de porc ibérique, ou version méditerranéenne avec merguez maison, poivrons confits et pois chiches à la tomate.
Ces créations divisent. Les puristes crient au sacrilège, les curieux adorent. L’essentiel reste de préserver l’ADN du plat : un repas matinal salé, généreux, réconfortant, qui tient au corps jusqu’au soir.
Comment composer son english breakfast maison
Faire un english breakfast chez soi demande de l’organisation, mais aucune compétence culinaire avancée. Le secret : tout préparer en parallèle pour que tous les éléments arrivent chauds en même temps sur l’assiette. Voici la méthode validée par les cuisiniers anglais eux-mêmes.
Sors tous les produits du frigo 20 minutes avant de commencer : œufs, bacon, saucisses, champignons émincés, tomates coupées en deux. Préchauffe le four à 150°C pour garder les premiers éléments au chaud pendant que tu finis les autres.
Les saucisses prennent le plus de temps. Mets-les dans une poêle froide avec un filet d’huile, puis allume le feu à moyen-doux. Elles doivent cuire lentement (12-15 min) en les retournant régulièrement pour qu’elles soient dorées partout et cuites à cœur sans éclater.
Dans une autre poêle, fais revenir le bacon 3-4 minutes de chaque côté jusqu’à ce qu’il soit croustillant. Réserve-le au four. Dans la même poêle (sans la nettoyer, le gras du bacon parfume les champignons), saute les champignons émincés avec une noix de beurre et une pincée de sel.
Coupe les tomates en deux, saupoudre-les de sel, poivre et une goutte d’huile d’olive. Passe-les au four à 180°C pendant 10-12 minutes. Elles doivent être tendres et légèrement caramélisées.
Les baked beans se réchauffent 3-4 minutes à feu doux dans une casserole. Si tu utilises des haricots en conserve (Heinz reste la référence), ne les fais pas bouillir, juste tiédir.
Les œufs se cuisent en dernier, juste avant de servir. Brouillés : bats-les avec une cuillère de crème, cuis-les à feu doux en remuant constamment, retire du feu quand ils sont encore légèrement baveux. Au plat : casse-les délicatement dans une poêle beurrée, couvre 2 minutes pour que le blanc prenne sans durcir le jaune.
Dresse l’assiette en regroupant les éléments par type : saucisses d’un côté, bacon de l’autre, œufs au centre, haricots et champignons autour. Ajoute deux tranches de pain grillé beurrées. Sers immédiatement avec du thé noir ou du café. Un english breakfast refroidi perd 70% de son intérêt.
Où acheter les bons produits à Paris
Réussir un english breakfast maison dépend autant de la technique que de la qualité des produits. Trouver du vrai bacon anglais, des saucisses Cumberland épicées ou des baked beans authentiques à Paris demande un peu de recherche, mais c’est faisable.

- Marks & Spencer (Champs-Élysées), le supermarché britannique vend tout ce qu’il faut : bacon fumé back rashers (tranches épaisses incluant un peu de filet), saucisses Cumberland, black pudding, baked beans Heinz, muffins anglais. C’est le one-stop shop pour puristes nostalgiques.
- The Real McCoy (rue de Grenelle), épicerie anglaise qui importe directement du Royaume-Uni. On y trouve des produits haut de gamme : bacon Denhay fumé au bois de hêtre, saucisses artisanales, condiments (HP sauce, ketchup anglais), thés Twinings et même des œufs de caille pour les versions raffinées.
- Boucheries de quartier, certaines boucheries parisiennes (notamment dans le Marais ou à Belleville) proposent désormais du bacon français qui se rapproche du style anglais. Demande des tranches épaisses de poitrine fumée, légèrement salée. Pour les saucisses, privilégie les saucisses de Toulouse nature, moins épicées que les Cumberland mais avec une texture proche.
- Marché biologique, les marchés bio du dimanche (Raspail, Batignolles) proposent souvent des œufs fermiers, des champignons de Paris frais et des tomates anciennes qui transforment l’assiette finale. Le bio ne fait pas partie de la recette traditionnelle, mais il améliore le goût.
Pour les haricots blancs, si tu ne trouves pas de baked beans Heinz, prends une boîte de haricots blancs nature (type coco) et prépare ta propre sauce : fais revenir un oignon émincé, ajoute une cuillère de concentré de tomate, une cuillère de cassonade, un trait de vinaigre de cidre, sale, poivre, laisse mijoter 10 minutes avec les haricots égouttés. Tu obtiendras une version maison très proche de l’originale, en moins sucré.
English breakfast vs brunch classique : les différences clés
| 🇬🇧 English breakfast | 🥐 Brunch classique parisien |
|---|---|
| Exclusivement salé, sauf les haricots légèrement sucrés. Pas de viennoiseries, pas de confiture, pas de fruits frais. | Mélange sucré-salé : croissants, pain perdu, granola, puis œufs, avocado toast. Jus de fruits, smoothies. |
| Servi le matin (8h-12h), rarement après midi. C’est un petit-déjeuner tardif, pas un repas de milieu de journée. | Servi entre 11h et 15h, souvent jusqu’à 16h le dimanche. C’est un repas intermédiaire qui remplace petit-déjeuner et déjeuner. |
| Accompagné de thé noir (Earl Grey, English Breakfast) ou de café noir. Rarement de jus de fruits. | Café latte, cappuccino, jus pressés, smoothies, parfois mimosas ou bloody mary. |
| Assiette unique copieuse, tous les éléments servis ensemble. Pas de formule à composer. | Formule progressive : d’abord les viennoiseries et boissons chaudes, puis le plat salé, parfois un dessert sucré. |
| Prix fixe (12-18€ en moyenne à Paris pour un full english). Pas de formule à volonté. | Soit à la carte (addition variable), soit formule à volonté (20-30€). Plus flexible sur la composition. |
Ces différences expliquent pourquoi certains Parisiens préfèrent l’english breakfast au brunch traditionnel. C’est plus cadré, plus prévisible, et surtout plus rassasiant. Quand on sort d’un full english à midi, on n’a pas faim avant 20h. Quand on sort d’un brunch parisien sucré-salé, on grignote souvent en fin d’après-midi.
Les erreurs à éviter quand on commande ou prépare un english breakfast
⚠️ À garder en tête
Un english breakfast raté, c’est souvent un problème de cuisson ou de timing. Les œufs trop cuits, les saucisses froides, le bacon mou : ces détails gâchent l’expérience. Mieux vaut un plat simple bien exécuté qu’une assiette ambitieuse bâclée.
Erreur n°1 : cuire tous les éléments en même temps sans anticiper. Les saucisses prennent 15 minutes, les œufs 3 minutes. Si tu lances tout ensemble, soit les saucisses seront crues, soit les œufs seront en caoutchouc. Respecte l’ordre de cuisson : saucisses d’abord, bacon et champignons ensuite, tomates au four en parallèle, haricots réchauffés à la fin, œufs en tout dernier.
Erreur n°2 : utiliser du bacon américain streaky (tranches fines ultra-grasses). Le bacon anglais traditionnel, appelé back bacon, inclut une partie de filet et une partie de gras. Il est plus épais, moins croustillant, plus charnu. Le bacon américain devient craquant et disparaît presque à la cuisson. Si tu n’as que ça, double les quantités.
Erreur n°3 : oublier de saler les œufs brouillés avant cuisson. Beaucoup de gens salent les œufs une fois dans l’assiette. Mauvaise idée. Le sel doit être ajouté dans le bol avant de battre les œufs, puis à nouveau légèrement en fin de cuisson. Ça change tout au niveau texture et goût.
Erreur n°4 : servir des tomates crues. Les tomates d’un english breakfast doivent être rôties ou grillées, jamais crues. Crues, elles apportent de l’acidité et de l’eau qui détrempent l’assiette. Rôties, elles concentrent leur sucre naturel et créent un contraste avec le salé du bacon et des saucisses.
Erreur n°5 : négliger le pain. Le pain n’est pas un détail. Il sert à éponger le jaune d’œuf, à équilibrer les bouchées, à apporter une texture neutre entre deux éléments riches. Un pain industriel mou ou un toast brûlé ruine l’expérience. Privilégie un bon pain de mie grillé au beurre ou, mieux encore, du pain de campagne toasté.
Quand et comment profiter de l’english breakfast à Paris
L’english breakfast se consomme traditionnellement le matin, entre 8h et midi. Mais à Paris, les horaires diffèrent selon les adresses. Certains coffee shops le servent toute la journée (jusqu’à 15h), d’autres uniquement le week-end dans leur formule brunch. Si tu veux l’expérience authentique, vise une arrivée entre 10h et 11h30 : assez tard pour avoir vraiment faim, assez tôt pour que les cuisines soient encore fraîches et motivées.
Niveau ambiance, l’english breakfast se savoure dans trois contextes différents. Le premier : en solo, avec un livre ou un journal, installé au comptoir d’un café calme. C’est le moment contemplatif, celui où tu prends ton temps, où personne ne t’attend. Le deuxième : en duo pour un brunch copieux, face à face, avec cette complicité du dimanche matin où l’on partage les toasts et où l’on goûte dans l’assiette de l’autre. Le troisième : entre amis, autour d’une grande table, chacun avec son assiette, dans ce joyeux brouhaha des matins paresseux où l’on refait le monde entre deux bouchées de saucisse.
Certains lieux parisiens organisent aussi des english breakfast nights, oui, des soirées où l’on sert ce plat normalement matinal. L’idée peut sembler bizarre, mais ça fonctionne. Manger des œufs et du bacon à 21h a quelque chose de transgressif et de réconfortant à la fois. Surtout après une longue journée de travail, quand on rentre tard et qu’on n’a pas envie de cuisiner quelque chose de compliqué.
Un conseil si tu veux éviter la foule : privilégie les jours de semaine. Le samedi et le dimanche, les adresses qui proposent des brunchs généreux affichent souvent complet dès 11h. En semaine, même les spots réputés ont des tables libres, le service est plus rapide, l’ambiance plus posée. Et tu profites pleinement de ton assiette sans bousculade ni pression pour libérer la table.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un english breakfast et un irish breakfast ?
L’irish breakfast ressemble beaucoup à l’english breakfast, mais il contient systématiquement du black pudding (boudin noir) et du white pudding (boudin blanc aux flocons d’avoine), ainsi que du soda bread (pain irlandais au bicarbonate) à la place des toasts classiques. Les saucisses irlandaises sont également plus épicées, avec du poivre noir et des herbes. Les deux plats partagent les œufs, le bacon, les champignons et les tomates, mais l’irish breakfast est généralement plus copieux et plus riche en boudin.
Peut-on manger un english breakfast le soir ?
Oui, même si ce n’est pas la tradition britannique. Certains cafés parisiens proposent des all-day breakfast (petit-déjeuner servi toute la journée) et quelques adresses organisent des soirées english breakfast, surtout en hiver. Manger ce plat le soir procure un réconfort immédiat, presque régressif, et constitue un repas complet qui tient au corps. L’essentiel est que les ingrédients soient fraîchement cuisinés, pas réchauffés depuis le matin.
Combien coûte un english breakfast à Paris ?
Les prix varient entre 12€ et 20€ selon l’adresse et la qualité des produits. Les coffee shops de quartier proposent souvent une formule complète autour de 14€, tandis que les lieux plus haut de gamme ou les brunchs d’hôtels atteignent 18-20€. Pour ce tarif, l’assiette doit inclure au minimum œufs, saucisses, bacon, champignons, tomates, haricots et pain. Si l’un de ces éléments manque, le prix devrait baisser en conséquence.
Existe-t-il une version végétarienne d’english breakfast ?
Oui, de nombreuses adresses parisiennes proposent désormais un vegetarian english breakfast. Les saucisses de porc sont remplacées par des galettes végétales (pois chiches, lentilles), le bacon par des champignons portobello grillés ou des tranches d’aubergine fumée. Les œufs, haricots blancs, tomates rôties et champignons restent inchangés. Certains ajoutent de l’avocat écrasé ou du halloumi grillé pour compenser l’absence de viande. L’assiette reste copieuse et satisfaisante.
Faut-il réserver pour bruncher un english breakfast le dimanche ?
Cela dépend des adresses. Certains coffee shops parisiens ne prennent aucune réservation et fonctionnent sur le principe du premier arrivé, premier servi : c’est notamment le cas chez Marlette, où l’on passe voir s’il y a de la place. D’autres restaurants ou brasseries acceptent les réservations pour leur brunch dominical. Si l’adresse affiche souvent complet, privilégie une arrivée avant 11h ou après 13h30, les créneaux intermédiaires étant les plus saturés. En semaine, les réservations sont rarement nécessaires.
Quelles boissons accompagnent traditionnellement un english breakfast ?
La boisson classique est le thé noir, servi fort avec un peu de lait. Les Britanniques privilégient l’English Breakfast tea (mélange robuste de thés d’Assam, du Kenya et du Ceylon) ou l’Earl Grey (parfumé à la bergamote). Le café noir est accepté, mais moins traditionnel. Évite les jus de fruits, smoothies ou boissons sucrées qui déséquilibrent le repas. Si tu veux vraiment un jus, choisis du jus de tomate salé et poivré, qui s’accorde bien avec le côté savoureux du plat.